À notre époque, “manger sain” est devenu un mot d’ordre. En toute logique, nombreux sont ceux qui associent automatiquement “sain” à “inoffensif”. Pourtant, cette équation est loin d’être universelle, en particulier pour les personnes atteintes de troubles digestifs, d’allergies ou de maladies inflammatoires comme la rectocolite hémorragique. Dans cette vidéo ci-dessous, Lara déconstruit les idées …
À notre époque, “manger sain” est devenu un mot d’ordre. En toute logique, nombreux sont ceux qui associent automatiquement “sain” à “inoffensif”. Pourtant, cette équation est loin d’être universelle, en particulier pour les personnes atteintes de troubles digestifs, d’allergies ou de maladies inflammatoires comme la rectocolite hémorragique.
Dans cette vidéo ci-dessous, Lara déconstruit les idées reçues autour de l’alimentation “naturelle” et met en lumière 5 aliments pourtant réputés bons pour la santé… mais qui, dans certaines circonstances, peuvent entretenir l’inflammation, freiner la rémission, voire empirer les symptômes. Explications.
Rectocolite hémorragique : quels aliments “sains” peuvent s’avérer nocifs ? Voici ce qu’il faut retenir !
RCH : faut-il manger sain, ou « manger soignant » ?
Beaucoup de personnes souffrant de rectocolite hémorragique pensent bien faire en fréquentant les rayons bio et diététiques, en évitant les aliments transformés et en adoptant des produits “naturels”.
Pourtant, leurs symptômes persistent : allergies, eczéma, psoriasis, troubles digestifs… Dans ces cas, le coupable est rarement identifié : ce n’est pas toujours l’ultra-transformé, mais des aliments dits “sains” qui, consommés jour après jour dans un contexte inflammatoire, deviennent problématiques.
Dans un contexte de RCH, “manger sain” ne signifie pas nécessairement “manger soignant”.
Au sujet de l’alimentation du côlon en crise, la méthode Ptilara met justement en garde contre cette confusion. En effet, un aliment peut être riche en nutriments, naturel, bio, et pourtant… toxique pour un organisme affaibli ou en pleine crise.
Le mythe du “manger sain” : pourquoi il peut vous maintenir dans l’inflammation
Contre toute attente, la méthode Ptilara défend l’idée que des écarts occasionnels peuvent être bénéfiques lorsqu’ils surviennent dans un corps en bonne santé. Ces petits “kicks” stimulent le système immunitaire, provoquent des mini-réparations et permettent au corps de s’entraîner à la régénération.
Mais à l’inverse, l’enfermement dans une alimentation ultra-stricte, même saine, peut mener à un affaiblissement du terrain. C’est l’équilibre – le fameux chemin du milieu – que défend la méthode Ptilara : diversifier, respecter son état du moment, et surtout éviter les répétitions nocives.
Sans plus attendre, voici les 5 aliments “sains” à surveiller en cas de rectocolite hémorragique.
1. Les dates : un aliment riche, mais trop sucré pour les intestins fragiles
Les dates sont souvent recommandées comme encas sain, riche en minéraux et antioxydants.
Pourtant, leur teneur en sucre naturel est très élevée. Chez les personnes souffrant de problèmes bucco-dentaires (gingivites, parodontites, caries) ou d’une flore intestinale déséquilibrée, elles peuvent aggraver l’état des gencives et favoriser les troubles digestifs.
2. Les légumineuses : des protéines végétales, mais aussi des anti-nutriments pour l’intestin sensible
Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots…) sont reconnues pour leur apport en protéines végétales, fibres et minéraux.
Cependant, elles contiennent des anti-nutriments comme les lectines, qui peuvent irriter la muqueuse intestinale et provoquer un “leaky gut” (hyperperméabilité intestinale).
À l’inverse, découvrez pourquoi la pomme de terre froide est un aliment-médecine à amidon résistant conseillé pour calmer l’intestin
3. La peau des tomates : indigeste et irritante pour le côlon irritable
La peau des tomates est difficile à digérer, surtout en cas de côlon irritable ou de rectite.
Elle peut provoquer des selles brûlantes, de l’inflammation rectale, voire des crises d’hémorroïdes. Les tomates séchées, dont la peau est concentrée, sont particulièrement agressives.
4. L’huile d’olive : excellente crue, mais inflammatoire cuite
L’huile d’olive extra vierge est l’une des meilleures matières grasses pour la santé cardiovasculaire… à condition de ne jamais la chauffer.
Une fois cuite, elle libère des substances toxiques, même si elles sont naturelles. Cela peut aggraver l’inflammation chez les personnes fragilisées.
5. Les fruits crus en période de diarrhée : fibres trop irritantes
Même les fruits, réputés sains, peuvent aggraver la situation en cas de diarrhée.
Leurs fibres, surtout à l’état cru, sont souvent trop irritantes pour une muqueuse déjà enflammée.
Pour aller plus loin sur ce sujet – Colite ulcéreuse : fibres à privilégier ou à éviter ?
Principe fondamental à retenir : tout aliment a deux visages
Chaque aliment peut être un remède ou un poison, selon la dose, le moment, la fréquence et surtout… le terrain de la personne qui le consomme. Ce qui soigne un corps en forme peut aggraver un terrain inflammé.
La méthode Ptilara invite à sortir du dogme du “sain universel” pour adopter une alimentation consciente, adaptative et soignante. Ce qui est bon pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre.
Apprendre à manger selon son état, pas selon les tendances
Manger sain, ce n’est pas suivre aveuglément les injonctions nutritionnelles populaires. C’est avant tout écouter son corps, respecter ses signaux, son état inflammatoire, son niveau de vitalité.
La nature n’est pas toujours douce, mais elle peut le devenir, à condition d’être comprise et respectée.
À lire aussi – Alimentation RCH : quel lien entre rectocolite et excès alimentaires ?
FAQ
Quels aliments “sains” peuvent aggraver la rectocolite hémorragique ?
Certains aliments réputés sains, comme les dates, les légumineuses, la peau des tomates, l’huile d’olive cuite et les fruits crus, peuvent irriter l’intestin ou favoriser l’inflammation chez les personnes atteintes de rectocolite hémorragique.
Pourquoi éviter les légumineuses en cas de rectocolite hémorragique ?
Les légumineuses contiennent des anti-nutriments comme les lectines, qui peuvent irriter la muqueuse intestinale et provoquer un “leaky gut” (hyperperméabilité intestinale).
Est-ce que l’huile d’olive est dangereuse en cas de rectocolite hémorragique ?
L’huile d’olive est bénéfique crue, mais elle devient inflammatoire et libère des substances toxiques lorsqu’elle est chauffée, surtout chez les personnes fragilisées.
Les fruits crus sont-ils à proscrire en cas de rectocolite hémorragique ?
En cas de poussée ou de diarrhée, les fibres des fruits crus peuvent être trop irritantes pour la muqueuse intestinale. Il est préférable de privilégier les jus sans fibres.
Que faut-il retenir sur l’alimentation en cas de rectocolite hémorragique ?
Il n’existe pas d’aliment universellement bon ou mauvais. Chaque personne doit adapter son alimentation selon son état, écouter ses signaux corporels et éviter les répétitions nocives.
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